Sous la menace d’une nouvelle grève, la direction de la société sous traitante de la propreté, STN GROUPE, a été contrainte de signer ce 22 septembre avec la CGT-HPE un protocole d’accord qui revalorise les salaires des femmes de chambre, équipiers et gouvernantes au Park Hyatt Vendôme de 225 € brut par mois en moyenne.

Sont obtenues également une  2ème journée par an au titre de l’habillage déshabillage et l’instauration d’une journée supplémentaire de congés payés après 5 ans d’ancienneté.

Cette nouvelle avancée intervient dans un climat social où les salarié-es ne supportent plus de voir s’étaler autant de richesses (suites jusqu’à 15 000 € par jour dans ce palace),  alors que dans le même temps elles et ils ont le plus grand mal à boucler les fins de mois et que Macron en rajoute en annonçant une réduction indécente de l’impôt sur la fortune et une diminution de l’impôt sur les bénéfices, plutôt que de mieux répartir les richesses.

La CGT-HPE dénonce l’idéologie rétrograde du groupe HYATT qui refuse toujours d’internaliser les femmes de chambre, équipiers et gouvernantes au PARK HYATT VENDÔME et au HYATT Madeleine, alors que cela lui coûte plus cher de sous traiter !

La CGT-HPE dénonce également un petit article passé inaperçu dans les ordonnances Macron, l’article 2314-23 du Code du travail, qui dispose que « Pour les salariés mis à disposition qui remplissent les conditions mentionnées au 2° de l'article L. 1111-2, la condition de présence dans l'entreprise utilisatrice est de douze mois continus pour y être électeur. Les salariés mis à disposition ne sont pas éligibles dans l'entreprise utilisatrice. »

Cet outil de la reconstitution de la communauté de travail a permis de créer des synergies de luttes et d’en finir au sein du PARK HYATT VENDOME et dans de nombreux hôtels, avec la pratique favorite du patronat « diviser pour mieux régner », en présentant, avec succès, comme candidats des salariés de la sous-traitance aux élections de délégués du personnel du donneur d’ordres.

Ainsi cette vieille revendication patronale, reprise dans l’ordonnance Macron n°2, ne permettrait plus aux salariés mis à disposition d’être éligibles aux élections du « Conseil social et économique » du donneur d’ordres (qui pour rappel ferait disparaitre les DP, les CE et les CHSCT).

Cette disposition anti constitutionnelle sera bien évidemment combattue comme tout le contenu des ordonnances par la lutte, et si elle n’est pas abrogée, sera à nouveau combattue devant les tribunaux par notre syndicat (ce n’est pas la première tentative du gouvernement) qui rappellera une fois de plus le 8ème alinéa du préambule de la constitution :

« Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises. »

A cet égard, la CGT-HPE dénonce l’immobilisme du tandem MAILLY-BERGER, futurs pantouflards de la Macronie, et se félicite du vote écrasant, 123 pour et 20 abstentions sur 143 participants, du Comité Confédéral National du syndicat Force Ouvrière de ce 28 septembre qui appelle à la mobilisation contre la ratification des ordonnances MACRON.

Lire le communiqué de presse de La CGT HPE 04 Comm presse augmentation salaires

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