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« Fake news on social part » dans Le Point !

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Relayé par la newsletter de l'hôtel de Crillon du mois de janvier 2017, un article du site « Le PointLifestyle.fr » (propriété du multimilliardaire François Pinault) a surpris les représentants du personnel par la piètre qualité des informations diffusées au sujet du  volet social de la fermeture de l'hôtel de Crillon.

La CGT HPE ne commentera pas l'éloge que la journaliste, Marion Tours, fait de la rénovation et du talent des architectes acteurs du projet. Elle note seulement qu’avec un coût des travaux estimé à 204 521 K€ par la direction fin 2015, la réhabilitation doit en effet faire du Crillon un hôtel hors normes !

Quelques mises … au Point !

La CGT HPE commentera seulement les 5 dernières lignes de l’article qui évoquent les conditions sociales de la fermeture de manière très approximative voire erronée !

Aucune référence aux circonstances de la fermeture ni à la signature de  l'accord du 7 février 2013 par le délégué syndical  CGT HPE, Laurent Giraudeau, et notre ancien directeur M. Delafosse. Accord conquis, rappelons-le, de haute de lutte à la suite du procès gagné par le comité d'entreprise, le cabinet d'avocat Mabille et la CGT HPE, le 15 janvier 2013 contre la direction.

La journaliste indique que "le propriétaire saoudien des murs comme le partenaire hôtelier (Rosewood Hotels)  ayant maintenu (et donc payé) les équipes durant les travaux et largement encouragé leur formation."

Le paiement des salaires : faux !

Seul le  propriétaire multimilliardaire saoudien paie la rémunération des salariés encore dans les effectifs et celle des salariés récemment embauchés. 

Ce qui n’a pas empêché l’employeur du Crillon pendant ces 3 ans et 10 mois de fermeture, de solliciter chaque année depuis avril 2013, l'aide de l'état sous forme d'APLD (ex : 586 000€ d'aide de l'état pour le chômage partiel en  2015).

Les équipes maintenues : faux !

 Les effectifs ont fondu comme neige au soleil après deux plans de départs volontaires (128 candidats pour le premier et 22 pour le deuxième) et à l’annonce de fausses dates de réouverture (une date d’ouverture annoncée pour septembre 2015…).

Pour infos, la masse salariale du Crillon est passée de 16 010 K€ en 2013 à 4 052 K€ en 2016 (chiffres de la direction).

Pas de trêve hivernale concernant les expulsions des anciens salariés de l’hôtel De Crillon

Loin du monde de "bisounours" décrit par l'article, la direction organise l'expulsion au fil de l'eau des anciens salariés.

D'environ 300 salariés présents à la fermeture en 2013, les effectifs des anciens salariés sont tombés à  111 à ce jour. En plus des 150 départs réalisés dans le cadre de Plans de départs volontaires, les délégués ont constaté, après vérification du Cahier des entrées et des sorties, que depuis mars 2013, 6 ruptures conventionnelles, 25 licenciements pour faute,  2 départs sans motif, 8 démissions et 10(*) licenciements économiques avaient eu lieu.

(*)  D'après la DRH et présidente du CE, ces 10 "licenciement économiques" seraient une erreur quant au libellé du motif et seraient en fait à inclure dans les plans de départs volontaires, … A vérifier !

Fin 2015, 7 litiges étaient initiés au  tribunal prud'homal.  

Parmi les 25 licenciements et 8 démissions, certains salariés ont pu négocier des "départs arrangés" jusqu'en 2016.

Les 2 plans de départs volontaires ont couté à notre propriétaire Saoudien : 7 M€ en 2013, 1.4 M€ en 2014 et 0.6 M€ en 2016.

Tout va bien pour Rosewood Hotels, moins bien pour l’emploi …

Rosewood Hotels en charge de l'exploitation de l'hôtel fermé  et de sa pré-ouverture depuis  septembre 2013, perçoit des redevances (ex : 173 K€ en 2015) auxquelles s'ajoutent les frais de missions.

Mais … s’agissant du recrutement Crillon, les candidats ne peuvent plus  postuler sur « Rosewood hotels career » ! Les dirigeants de Rosewood n’ont pas su (ou pas voulu !?) modifier leur site pour le rendre compatible avec les législations française et européen (CF les questions DP de novembre 2016).

Cela dénote une capacité d’adaptation de notre opérateur plutôt … limitée en matière de droit social !

Sur les formations, un effort notable de septembre 2013 à décembre 2015 a été fait avec notamment la prise en charge des salaires et cotisations par le Crillon concernant les CIF.

Mais, … les bonnes choses n’ont qu’un temps !

En 216, la direction a opportunément fait prendre en charge 240 heures de cours intensifs d’anglais et français obligatoires en demandant aux salariés de mobiliser leur CPF (compte personnel de formation) et ainsi a reçu  un abondement du FAFIH de 407 419 K€ (quand même !). Problème : tous les salariés n’y ont pas eu  droit, y compris ceux qui le demandaient. Pour 2017, la direction utilise le même procédé pour les cours de bureautique !

Merci  le FAFIH  et merci les salariés !

Et demain … ?

Les élus rappellent que les points de vigilance sur les conditions de travail exprimées par le CHSCT avec l’aide de l’expertise du cabinet Degest, lors de la consultation sur le  projet en octobre 2016 restent toujours d'actualité.

A ce jour, les élus  CGT HPE constatent  les départs brutaux et/ou arrangés de plusieurs anciens salariés,  l'absence de prise en compte pour la réouverture des salariés dotés de "prescription médicale", les  tentatives d'exclusion des salariés handicapés,  l'absence de reclassement des salariés dont le poste a disparu ou a été modifié et l’absence de politique de préservation dans l’emploi des séniors.  

Notre direction  joue sur l’épuisement, l’inquiétude, la pression et  le manque de perspective. Elle n’a qu’une envie : voir certains salariés mettre les voiles avec le minimum en poche !

Les élus CGT HPE  considèrent  que le maintien dans l’emploi des salariés n’est plus l’objectif de l’actuelle direction représenté par M. Raffray et ils militent depuis mars 2015 pour que le 3ème   plan de départs volontaires inscrit à l’initiative de la direction dans l’avenant N°1 de l’accord de fermeture,  soit initié. Ils ont donc l’intention de saisir les juridictions compétentes afin de faire respecter le Plan de Sauvegarde de l’Emploi.

Lire le tract de la CGT du Crillon 02 réaction au site du Point

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